Elle fait partie du jardin en ce qu’elle préfigure au papillon, cet état initial transitoire entre la larve et le lépidoptère est nécessaire pour atteindre l’apogée de son existence.

L’étymologie est multiple car elle dérive du latin chrysalis, lui-même dérivant du grec ancien krusalis, dérivé lui-même de krusos qui signifie "or".
Nous y voici … la transformation de la larve en papillon a pour racine l’or, comment ne pas faire le parallèle entre la chrysalide et l’œuvre de purification de l’alchimiste, désirant passer du plomb vil à la noblesse du métal précieux !
La larve qui est dans un état naissant, rampant, se rapprochant de la terre, nous évoque l’œuvre au noir qui précède l’œuvre au blanc, période du cocon qui va protéger l’insecte en pleine transmutation par des fils de soie formant armure contre l’extérieur. De là viendra l’œuvre au rouge, ultime phase de transmutation vers l’état ordonné ou le papillon abouti dans sa forme préétablie prendra son envol pour vivre enfin sa vie.

Cette chrysalide représente toutes ces étapes que le jardinier vit au fil des saisons et des cycles d’activité ou de repos. Transformation après transformation, le jardinier déploie sa nature intrinsèque qu’il découvre au fil du chemin. Rappelons nous qu’en grec, papillon signifie aussi l’âme, que ce soit d’elle ou du sens à donner à son existence, le jardinier est toujours invité à prendre soin de sa parcelle pour en tirer joie et douceur.